Encore un noeud au nom rigolo, après celui en jambe de chien, un noeud passe-partout, efficace, esthétique... Pour l'utiliser on est prêt à tout!
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><((((((((((((((((((((((((((((((°S<Qu'est-ce qu'une yole ?
L'origine du nom :
Le mot yole vient du danois "jolle". Il englobe les embarcations légères et allongées, de faible tirant d'eau et propulsées généralement à l'aviron. Construites sur le modèle des drakkars, ces embarcations ont été régulièrement utilisées pour leur remarquable stabilité partout où les conditions de navigation étaient rudes.
Dans l'archipel des Shetland, les yoles de l'île de Ness sont développées pour la pêche. Mesurant entre 7 et 8m, leurs extrémités sont pointues comme les bateaux norvégiens. Ils gréent une voile carrée ou quadrangulaire à gambeyer. Rapides et très marins, ces bateaux n'hésitent pas à pratiquer la pêche au delà des 6 miles nautiques.
Leur grande soeur, la yole dite de "Bantry" ou "1796" est beaucoup plus longue (11 mètres) ce bateau d'origine française fût utilisé lors des guerres napoléonienne par les marines Françaises et Anglaises comme annexe pour le transbordement de l'équipage entre bateau ou jusqu'à la terre.
De par la vulgarisation de ce nom, "yole" est maintenant attribué aux embarcations de plaisance, élégantes, longues et fines, principalement utilisées en course. Et pour cause, notre "Chien intrépide" avec son tableau arrière en"V" présente quelques traits du doris local.
Une conception pour la rame :
Les yoles sont donc des embarcations de dimensions et de poids variables, prévues pour 2, 4 ou 8 rameurs qui ne sont pas alignés les uns derrière les autres dans l'axe longitudinal du bateau mais décalés par bordée. Chaque place est numérotée de 1 à X rameurs de l'arrière à l'avant, « la nage » étant le numéro 1. Leur coque est construite à clins en chêne ou plus communément en conte-plaqué marine. Son faible tirant d'air limite la prise au vent, sa carène profilée ne présente aucune résistance à l'eau, il est donc facile de remonter le courant et le vent, même avec des effets conjugués.
Une tenue de mer irréprochable :
C'est sans doute la perfection des canots voile-aviron. Position de nage idéale, avirons légers de section carrée et larges tolets de contre plaqué remarquablement conçus, vont permettre de nager des journées entière sans mal de dos ni fatigue ; gréement simple et efficace, mais exigeant qu'il faut apprendre à manoeuvrer. Une marche excellente, à la voile comme à l'aviron ; possibilité d'embarquer un équipage à géométrie variable, de trois à douze personnes selon le modèle. Et surtout, des qualités nautiques incomparables, grâce auxquelles il est possible de naviguer par tous les temps, y compris devant les coins réputés périlleux du « Cap Fagnet » et dans les déferlantes des jetées du port de Fécamp.
Pour preuve, son baptême (cf reportage ici), par un jour venteux, en quittant le port, les déferlantes sont franchies sans dévier d'un pouce, l'étrave évasée se lève et s'enfonce sans qu'une seule goutte d'eau ne vienne nous mouiller les pieds. Le retour aurait pu être une autre affaire, surtout après l'avarie de barre subie au moment d'embouquer la passe. En présentant l'arrière de l'embarcation, il faut s'attendre à cavaler. Il en est nullement ainsi, en dépit de son franc-bord faible au maître-bau, la yole bouchonne sur l'écume sans embarquer, il suffit de souquer sur les avirons pour contrôler le risque surf, car même sur le dos de la vague elle tient rudement bien son cap.
Ce gréement puissant se situe historiquement entre les barques à voiles carrées et les "modernes" gréements à cornes. La voile au tiers travaille généralement mieux lorsqu’elle est établie sous le vent au mât, c’est à dire du côté où elle se gonfle sans être gênée par le mât. La voile au tiers à gambeyer est portée par une vergue dans sa partie haute. Cet espar est lui-même tenu par un point fixe, son point de drisse, situé environ à 1/3 de l'avant de la vergue (d'où son nom), et hissé par le rocambeau sur le mât. Le mât, sans haubans, est tenu par la drisse mise du côté au vent. Gambeyer requiert rapidité et coordination, donc de l’entraînement.
Avantage et inconvénient d’un tel gréement :
A bord des yoles, navire ouvert et peu lesté, pas spécialement stable pour couronner le tout, il faut veiller à ne pas chavirer durant la navigation car dès que l’on commence à hisser l’action du vent se fait sentir. Il faut donc ne jamais bloquer ni drisse ni écoute, on utilise des tours morts qui peuvent être largué par une simple traction. L’équipage s’assied au vent selon besoin et force du vent.
Si l’équilibre de la voilure sur la coque n’est pas parfaite le navire peut avoir tendance à remonter au vent ou à s’éloigner de celui-ci. On dit réciproquement qu’il a tendance à lofer (le bateau est dit "ardent") ou a abattre (le bateau est dit "mou"). On peut jouer sur la position de l’équipage pour compenser ces effets.
Ce gréement reste cependant très subtil d’utilisation. Patience et longueur de temps font mieux que force ni que rage ! Et il en faut du temps avant de connaître ce gréement.
Puis c'est la phase d'accouplement :
Ce qui va nous donner ce joli bébé carrick, après seulement quelques secondes de gestation :
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