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    Le platier de Senneville a toujours été connu et apprécié des poètes, des naturalistes et des naturistes. C’est sans doute parmi ceux-là que se trouva un amateur de cinéma, car ces dernières années nous vîmes maintes fois sur la plage filmer certaines séquences, par des équipes avec très peu de moyens et bien souvent même pas de costumes. Il faut croire que ces films ont eu beaucoup de succès parmi les professionnels, car malgré les difficultés d’accès, ce sont maintenant des troupes nombreuses et très équipées qui viennent tourner, cette fois en habits.

    Cet été donc, ce sont deux films, un de la tévé, un du cinoche, qui ont choisi notre ma-gni-fi-que pays pour cadre de quelques scènes. Les deux ont un point en commun, les évènements se passent vers la Belle Epoque. Le premier tournage s’est déroulé le 24 juillet, il s’agit d’un téléfilm titré « Clara, une passion française », qui raconte l’arrivée en France de Clara Shreiber et le début de la saga familiale Servan-Shreiber. Le réalisateur est Sébastien Grall ; le rôle-titre est joué par Hannah Shygulla, immense actrice qu’il est convenu de définir comme égérie du feu Rainer Werner Fassfinder. L’aspect nostalgique du film lui va en tout cas très bien. Quel sourire fragile et grave ! Vous aurez le plaisir de le voir (et surtout de LA voir) au printemps 2009 sur la deuxième chaîne.

    L’autre film, touné le 25 septembre, est un court-métrage magyaro-français qui, selon mon intuition, devrait être présenté à Cannes l’année prochaine. Son titre : « Une histoire de l’aviation ». Une aimable rousse flamboyante (une actrice !) m’a raconté le synopsis, que je ne dévoilerai évidemment pas. Je peux juste dire que le titre, qui pourrait bien changer, est trompeur car il s’agit essentiellement d’une partie de campagne, où l’inquiétude naît de la disparition d’une enfant. Je suis près de croire que le sujet cache une subtile allusion à l’irruption de la première guerre mondiale, à la fin de l’insouciance bourgeoise. Compte tenu de la conjoncture, un prix s’impose.

    Pour le reste, vu par un sennevillais, c’est la chanson d’Aznavour : « Viens voir les bohémiens… ».
Alors j’ai fait un méli-mélo où vous pourrez voir des comédiens et diennes, de bien belles personnes, qui ont ce don inouï d’accrocher la lumière.

Bien à vous,

Sacco


Diapociné senneville
Vidéo envoyée par Senneville-Yole-Club

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