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L’article de William Sacco au sujet du maquereau a eu un énorme succès intergalactique, et le mot est faible.

L’univers entier attendait une suite. Nous sommes aujourd’hui en mesure de vous annoncer que nous allons la publier, sous le titre avenant de « L’appendice du maquereau (n’est pas mince) ». Sans doute imaginez-vous qu’il a fallu user de force persuasion et mener de longues négociations pour contraindre ce feignant à reprendre ses recherches. Au risque de vous decevoir, sachez qu’il n’a pas fallu plus de dix secondes et un demi pour qu’il renie les promesses qu’il avait pourtant couchées par écrit à la fin de son étude. Paltoquet ! Faquin ! Relaps !… Maquereau !

 

Pour vous faire patienter quelques jours avant la délectation littéraire et comique que vous attendez, voici une petite revue de presse, aimablement communiquée par l’agent de notre auteur préféré. Les éloges sont dithyrambiques.

 

 

Du maquereau… : les critiques sont conquis

 

- « Soixante treize pages et soixante quatre illustrations, la plupart en couleurs (prix non communiqué). »

Revue de la Critique de France

 

- « Clairement, cela fait sens, quelque part. »

L’Auto-Dimanche Bimestriel

 

- « Jamais il n’a été publié un tel ramassis d’âneries. »

Le Canard, Organe de la Ligue pour la Protection des Noms d’Oiseaux

 

- « Laisser le public croire qu’il peut s’amuser sans bourse délier, c’est non seulement le tromper, c’est aussi totalement irresponsable. »

Le Réveil du Syndicat des Auteurs Drôlatiques et Psychodramatiques

 

- « Y a pas mal des mots zarbis, c’est trop cool. »

Rap’n Teen Mag

 

- « La logorrhée merdique de ce scribouillard du dimanche nous fait chier. »

Rock-o-Rama

 

- « W. Sacco donne une merveilleuse recette de maquereau en arlequin, idéale pour recevoir votre belle-mère. »

Culture & Cuisine pour Tous

 

- « Enfin un grand scientifique compréhensible et abordable, qui parle sans tabou de la sexualité des plantigrades marins ! »

Le Courrier du Club des Autodidactes de Selles-Fedmann

 

- « Un rôle évidemment taillé sur mesure pour Gérard Depardieu. »

Littérature & Avenir - Supplément Cinéma

 

- « Willo Sacciam, un nom dont nous nous souviendrons. »

Troisième Age Magazine

 

- « Nous conseillons vivement cet ouvrage de psychologie ichtyologique, qui permet de comprendre pourquoi les maquereaux mordent aux plumes. »

Leurres & Pêcheurs Actualités

 

- « At first sight, it looks interesting. Unfortunately it is entirely written in French and therefore almost unreadable, not to say totally stupid. »

The French Philology and Semantics Review

 

- « Un reportage étonnant sur l’ours-maquereau et son biotope. »

Découvertes Nature

 

- « Cet opuscule gratuit complète agréablement Gala et Voici sur les tables basses de nos salles d’attente. »

Bulletin Semestriel du Business Dentaire

 

- « Nous laisserons là ce fantaisiste : les taches patatoïdes ne rendent rien de bon au crochet, faites plutôt des carreaux comme d’habitude. »

Tricots Tricotages et Tricoteuses, numéro spécial Carnaval.

 

- « Cet article n’aurait jamais dû être classé XXX. Il n’y a aucune scène d’ichtyophilie. »

Mégaporn - Loisirs du X

 

- « Un sujet tordant pour briller en société, pour peu que l’on se souvienne du début et de la fin. »

L’Homme du Siècle

 

- « Les goûts vestimentaires de l’auteur sont carrément ringards. Il devrait pourtant être à la page ! Ouarf ! »

Tutu-Lurtutu, Le Magazine des Victims of the Fashion

 

- « W. Sacco futur conseiller culturel de la Fédération ? »

L’Ami du Sport

 

- « Un pitoyable plagiat de Claudel, sans aucun doute rédigé par un nègre analphabète, n’y allez pas. »

Paris Week-End

 

- « Selon le chercheur W. Sacco, le 1er avril tomberait le 1er janvier si les maquereaux étaient des harengs. »

Stratégies & Echecs Hebdo

 

- « Franchement, pourquoi acheter de mauvais livres quand vous pouvez en trouver des gratuits sur le net ? »

Votre Ordinateur Personnel

 

- « Pour ma part, je crois que William Sacco est un pseudonyme qui cache un sombre inconnu. »

La Lettre du Renseignement

 

- « Du maquereau…, c’est plein de bonnes idées déco pour votre vieille Opel ! »

Le Journal du Tuning

 

- « Est-il nécessaire et suffisant de démontrer que le cormoran est un maquereau comme les autres canards quand la réciproque n’est jamais envisagée ? »

Hobby Maths

 

- « Le summum de notre Art : une œuvre fascinante, pleine de mystère, à laquelle on ne comprend strictement rien. »

Les Secrets de l’Alchimie Révélés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


    Ce treize août j’entre dans la vénérable maison Henri IV sous la bourrasque. Expo Novaro, Maître verrier. La visite commence au rez de chaussée, les œuvres luisent tranquillement sous les spots. Je les reconnais, sans aucun sentiment de déjà-vu pourtant. Les mains et le souffle du Maître ont encore créé du nouveau ; il pourrait se dispenser de toute autre signature. Avions-nous rendez-vous ? Sans doute. Il y a des vases, des flacons, essentiellement ; quelques poissons à la vénitienne, une grande lampe en pâte de verre, une folie. De jolies couleurs, de la séduction. Des objets décoratifs pourrait-on dire. Je n’ai pourtant pas le goût bourgeois. Qu’est-ce qui me plaît tant ? Pourquoi en ai-je acheté, il y a déjà plus de vingt ans ? Quelle est cette fascination ?

    Cette question me taraude quand je quitte la première salle pour traverser la cour pavée. S’abat une trombe d’eau, et en quelques minutes plus rien, hors le soleil dans l’air pur. La nature retient son souffle, subitement immobile. Tout bruisse et palpite cependant, et s’épanouit secrètement dans un plaisir indicible. C’est une révélation. Exactement ce que produit chez moi l’observation des verres de Novaro. Oui, car il faut les observer. L’invite à une contemplation minutieuse est là, dans l’objet, à l’intérieur. C’est là que le regard, au delà de l’harmonie des proportions et des couleurs, découvre l’essence de l’art. L’objet est une enveloppe, si extraordinaire soit-elle, comment s’en tenir là ? Voyons ce qu’elle contient. Apparaissent des constellations et des systèmes, tels qu’on pourrait s’imaginer des cosmos, des particules satellites, des ondes, des gravitations et des champs de forces. Voilà aussi des bulles, dans une eau comme profonde, des formes organiques prises dans le minéral, comme des fossiles inachevés. La visqueuse matrice de verre semble avoir un moment suspendu ses efforts, mais tout vibre encore. Ce qui naît alors, bien plus qu’un objet d’art, c’est l’instant de la création-même, de l’énergie et du temps qui jaillissent dans la lumière.

    Novaro travaille le verre, le contraint certes, mais avec soin. Le même soin que je ressens dans un jardin japonais. Ici se joue un autre mystère de l’œuvre. La nature, la matière, oppose une douce mais puissante résistance à la main et au souffle de l’artiste. Il n’y aura pas de vainqueur dans ce débat. L’enjeu n’est pas là. Le talent du Maître, c’est de nous révéler cette force étrange et belle.

    J’ai voulu traduire quelques unes de ces émotions par des photographies. Hélas elles trahissent autant qu’elles révèlent. Où sont les couleurs, les volumes que j’ai vus ? Cela donne toutefois quelques aperçus des œuvres dans leur contexte. Dans l’exposition à Saint Valery en Caux d’une part, chez les heureux acquéreurs d’un pur chef-d’œuvre d’autre part. Un reportage sur le vif, qui permet je crois de comprendre que ces petits univers nous renvoient aussi une vision de notre propre monde. La deuxième partie de la série photo est consacrée à une merveille de sagesse, cachée dans un trésor de simplicité. C’est un flacon, dans des couleurs pâles de vert, de rose nacré, de blanc. Les proportions sont parfaites, tant dans le contour et les volumes de l’objet qu’à l’intérieur du verre. La sensualité est là, le toucher. L’équilibre des textures, des couleurs et des densités est tel qu’on croit à un modèle de biotope ; je vois dans son ventre battre un cœur. Regardez, un arc-en-ciel de neige. Ce n’est pas tout. La nuit venue, l’œuvre restitue l’énergie lumineuse qu’elle a reçue, elle s’éveille à un autre monde, encore. Un monde paradoxal, abyssal, calme et grouillant à la fois, chaud et froid, vivant toujours en son nocturne tombeau.

Cher Maître, merci de nous donner à voir et à rêver les mondes.

William Sacco
Septembre 2008

Novaro
Vidéo envoyée par Senneville-Yole-Club

expo Novaro st valery en caux sept 2008

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